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Mercredi 15 décembre 2010 3 15 /12 /Déc /2010 21:45

  

  gare gueugnon

 

« Pourquoi dépenser pour des projets qui s’inscrivent dans une perspective de développement économique quand on peut dépenser pour des projets qui non seulement ne rapporteront rien mais en plus coûteront cher en fonctionnement… »

Exemple n°1 : conseil municipal du 14 décembre 2010, M. Lotte soumet au vote des décisions modificatives, c’est-à-dire des décisions qui apportent des changements par rapport au vote du budget initial en mars 2010.

Parmi les changements, on nous fait passer une « désinscription » de 40000€ concernant Chazey. Ce qui veut dire qu’on avait prévu de faire des dépenses de 40000€ à Chazey en 2010, et qu’on ne les a pas faites.

Toujours très attentive à la question cruciale du développement économique, Christine demande des explications.

Contrairement à nos ancêtres gaulois, on sait aujourd’hui que le ciel ne peut pas nous tomber sur la tête, et pourtant, à la réponse de l’adjointe aux finances, c’est bien le sentiment que nous avons eu….  

Avec la confirmation des investissements dans l’usine, le site de Gueugnon est garanti pour de très nombreuses années. Mais on sait aussi que ce sera avec des effectifs qui ne dépasseront plus jamais les 800 salariés. Avec les conséquences pour l’emploi et notre ville : à la fois on survit mais en même temps pas de travail pour les jeunes, donc pas de renouvellement de population, on va aller vers les 6000 habitants….

DONC, en tant qu’élu, pas de doute à avoir : pas de cataclysme social et économique, mais pour ne pas voir complètement mourir la ville et pour pouvoir continuer à payer les frais de fonctionnement énormes de la municipalité, IL FAUT METTRE LE PAQUET sur le développement économique. On le sait depuis des années, « ils » ne l’ont jamais fait, mais qui sait, peut-être vont-ils enfin se réveiller….

Et bien c’est tout le contraire qu’ils nous font : ces pauvres 40000€ qui devaient servir à viabiliser une partie de la zone de Chazey, ils ne sont même pas dépensés. Nous, à Gueugnon, on ne viabilise même pas les zones d’activité…. On laisse pousser l’herbe, on y laisse les vaches, ces pauvres vaches qui ont l’habitude de voir passer les trains…. Nous c’est le train de la lutte contre la mort économique, donc la mort tout court, qu’on laisse passer…

Par comparaison, la communauté de communes de Chauffailles, présidée par un jeune élu, vient de décider d’investir 1M7€ (vous ne rêvez pas : 1 million sept cent mille euros…) en partenariat avec une société qui a de belles réussites à son actif, pour 15 hectares de zones d’activité. On ira se balader du côté du Brionnais dans quelques années… nos enfants y trouveront peut-être du travail….

 

 

   

Ggn vu du ciel 

Exemple n°2 : conseil municipal du 14 décembre 2010, M. Lotte soumet au vote l’autorisation de programme pour la rénovation de l’immeuble place de l’Eglise.

Pour les plus anciens, celui qui à l’origine était la caserne des pompiers, et pour les plus jeunes, celui qui abrite notamment des syndicats.

D’un point de vue strictement architectural, il a l’air d’avoir été mis là par erreur, notamment à cause du voisinage immédiat de la cure, jolie bâtisse aux belles proportions directement dans le prolongement de l’église.

Pour faire un peu d’histoire, il est vrai que pendant toute une époque, on ne s’est pas trop posé de questions sur l’architecture, et on pouvait faire cohabiter une maison de maître avec un bâtiment aux allures industrielles en toiture éternit.

Les temps ont changé, et on cherche aujourd’hui à redonner un peu d’harmonie.

Et puisqu’un projet de rénovation du centre et notamment de la place de l’église est lancé, et aussi parce que l’investissement doit se tourner vers des projets structurants et non des projets qui surchargent seulement nos dépenses de fonctionnement, vu l’état général du bâtiment, il n’y avait pas d’autre issue que le démolir…

Et bien non…. On rénove pour 787000€ …… plus de 5 millions de francs….

Et en prenant le temps de discuter avec les occupants actuels de ce bâtiment, il est certain que des solutions de relogement auraient pu être trouvées.

 

En conclusion, quand nous on investit en Com Com 600000€ pour l’ancienne Sécu, quand on investit 800000€ dans le bâtiment place de l’Eglise, on est pratiquement à 1 million et demi d’euros d’argent public… et uniquement pour des travaux dans des bâtiments…

 

Pendant ce temps, Chauffailles investit 1 million 7 dans une zone de développement économique, et Digoin – qui fait le constat que ceux qui veulent construire leur maison ne trouvent plus de terrains disponibles sur la commune - investit 300000€ pour acheter un  terrain pouvant accueillir 40 constructions.

 

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Un autre sujet était à l'ordre du jour de ce Conseil Municipal : le rapport que vient de rendre la Chambre Régionale des Comptes sur la commune de Gueugnon…. Vous verrez que nous en sommes pas les seuls à s’alarmer des choix des élus gueugnonnais.

Vous pouvez lire quelques morceaux choisis de ce rapport ci dessous et l'intervention compléte de Christine sur le sujet en cliquant sur le lien juste en dessous

  lire l'intervention complète  

 

Rapport de la Chambre Régionale des Comptes – novembre 2010

Extraits :

« La chambre observe une forte rigidité des charges structurelles (ratio de 0,81 pour un seuil d’alerte de 0,62) dont la cause essentielle est le poids des charges de personnel »

« La politique de ressources humaines de la commune de Gueugnon est en effet coûteuse. Les charges de personnel s’élevaient en 2008 à près de 6,8 millions d’euros soit 734 euros/habitants, pour une dépense moyenne régionale de 499€ par habitant. »

« Conclusion : la commune de Gueugnon dispose d’une richesse fiscale appréciable liée à la présence d’un grand établissement industriel. Cette situation génère des rentrées financières confortables et régulières de nature à faciliter la gestion des finances locales.

Néanmoins, la situation financière de la commune apparaît tendue et s’est sensiblement dégradée au cours des dernières années. L’importance des charges de personnel explique une rigidité des charges structurelles à l’origine de la détérioration des capacités d’autofinancement de la collectivité, contrainte dès lors à un recours trop important à l’emprunt. Son redressement nécessite une action volontariste compte tenu de faibles marges de manœuvre fiscale. »

 

En clair : en étudiant les chiffres de près depuis 15 ans, M. Bailly a hérité en 2001 d’une commune déjà bien trop chargée en charges de personnel, et il n’a pas la responsabilité de la charge actuelle.

Par contre, M. Bailly lui a complètement détérioré notre situation vis-à-vis de l’emprunt.

Et depuis son arrivée, M. Lotte n’a en rien montré « une action volontariste » pour dégager de l’autofinancement. Bien au contraire. Travaux coûteux pour des bâtiments, c’est-à-dire que des dépenses générales du budget général, et en plus des frais de fonctionnement qui vont exploser avec les bâtiments supplémentaires (ex-DDE, ex-Sécu notamment), dépenses qui elles mêmes s’inscrivent dans les dépenses du budget général, celui-là même qui est le seul pouvant nous permettre de récupérer de l’autofinancement….

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Webmaster
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